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Bonjour et bienvenue dans cette première critique de 2019 qui abordera un film sorti fin 2018, dont on a beaucoup entendu parler pour son extrême division comme pour Blade Runner 2049(qui fut mon film préféré de 2017 et qui aura le droit à sa critique), cependant cette fois nous ne nous situons pas dans le genre de la science-fiction, mais dans l’horreur avec Suspiria de Luca Guadagnino.

Pour donner un style de mauvaise critique journalière on va commencer par dire que Suspiria et Luca Guadanigno sont deux facteurs qui sont loin de faire l’unanimité. C’était personnellement mon premier film avec ce réalisateur aux commandes, toucher à un classique, c’est loin de plaire à tout le monde et pourtant dès la première apparition de la bande annonce, quelque chose s’annonçait, un film s’éloignant du giallo, une photographie et une ambiance assez sale et sombre, une bande originale composée par Thom Yorke(dont le titre « Volk » qui est juste incroyable est central dans le film , titre qui était présent dans le trailer, j’en reparlerai plus tard étant donné son importance), afin de commencer la critique je vais commencer par un court résumé.

L’action se déroule en 1977, En Allemagne, pendant les tensions issues de la guerre froide, Susie Bannion (Dakota Johnson), une jeune étudiante américaine souhaitant se perfectionner dans la danse, rejoint la prestigieuse école nommée « Markos Tanz Company ».

Pour structurer la critique je vais parler de scènes qui m’ont particulièrement marquée, il y’en a beaucoup, alors j’en choisirai trois, ensuite j’évoquerai d’autre point que je juge important d’aborder.

Premièrement, contrairement au Suspiria original de Dario Argento, le film ne cache absolument pas le fait qu’il s’agisse de sorcières, ce qui est d’autant plus dérangeant, la scène d’introduction dans le bureau du docteur Jozef Klemperer, Patricia Hingle (Chloé Grace Moretz) annonce déjà la présence de sorcières, alors élève dans l’école elle disparaîtra mystérieusement et sa chambre sera prise par Susie ensuite. La scène qui m’a personnellement beaucoup marquée est celle du vote, il s’agit d’un plan séquence où chaque professeur vote pour ce qu’il semble être la nouvelle directrice, cette scène semble tout à fait anodine, et pourtant prend des allures assez terrifiante et contient une vraie tension qui se prolonge dans tout le films, notamment à travers Madame Marko, ou mère Marko, dont on entend parler (notamment avec le nom de l’école) mais qu’on voit seulement dans la deuxième partie du film.

 

Comme seconde scène marquante je parlerai de la scène où le docteur Jozef Klemperer retrouve sa bien-aimée (jouée par Jessica Harper, qui avait le rôle principal dans le Suspiria de Dario Argento), elle est pour moi la raison de la présence du dernier acte, Luca Guadanigno fait un film cru, morne et terrifiant mais derrière Jozef Klemperer se trouve une histoire d’amour, une histoire qui n’aurai presque pas sa place dans un film pareil et pourtant, le déroulement de la scène est incroyablement beau avec une très belle musique jusqu’au moment où elle s’arrête puis arrivée devant l’école de danse, on comprend, sa bien-aimée disparait et il s’agissait d’un illusion orchestrée par les sorcières pour attirer le docteur Jozef Klemperer, cette scène est d’une beauté et d’un cruauté incroyable et sa conclusion en est terrifiante par sa mise en scène.

 

Comme troisième scène manquante, et celle qui est pour moi la scène la plus incroyable que j’ai vu au cinéma cette année, il s’agit de la scène de danse, lors de l’interprétation de Volk devant un public, grâce à cette scène je peux évoquer l’une des principales qualités du film, son montage, outre la chorégraphie et la photographies incroyable et le rythme survolté de la séquence, le montage est quelque chose de très important dans le film, à plusieurs reprises, des scène se passent en montages parallèle où l’une influence l’autre, on remarque aussi l’importance du montage dans les séquence des cauchemars de Susie, qui donne une impression assez diabolique, avec des images parfois gore, étrange mettant presque au défi le spectateurs, en voulant montrer des horreurs le plus avec un rythme effréné.

Enfin pour évoquer d’autre choses autour du film, on peut parler du coté très féministe de celui-ci notamment par le fait qu’il n’y a aucun homme au casting si on exclut des figurants et les deux policiers, la seul occasion de mettre un personnage principal masculin était avec le Dr Jozef Klemperer mais il s’agit de Tilda Swinton. Ce qui me fait passer à une autre grosse qualité du film, son casting, on a déjà Dakota Johnson qui en plus d’être cette année dans l’incroyable Bad times at the el royale prouve ses qualités dans Suspiria aux côtés de Mia Goth, mais bien sur le plus incroyable, Tilda Swinton dans ses trois rôles, mère Markos, madame blanc et…Jozef Klemperer.( Luca Guadagnino s’est bien amusé à faire croire qu’il s’agissait de Lutz Ebersdorf, acteur qui n’existe pas, et effectivement quand on ne sait pas qu’il s’agit de Tilda Swinton, on est vite déboussolé après le premier visionnage).

Pour conclure, Suspiria est une œuvre unique, autant par sa réalisation que ce qui entoure le film, c’est une œuvre sensorielle, elle divise mais ne laisse personne indifférent.

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