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Bonjour et bienvenue à tous dans cette nouvelle critique. Aujourd'hui on va profiter de l'imminence de la fête des morts pour parler d'un film descendant d'une longue lignée de slasher et dont le premier a été réalisé par le maître de l'horreur John Carpenter, un film dont j'attendais beaucoup et dont je n'ai pas été déçu … Aujourd'hui on parle d'Halloween version 2018 de David Gordon Green.

 

L'histoire se déroule 40 ans après les faits du tout premier incident qu'à provoquer Michael Myers dans la ville de Haddonfield . Quarante ans après, Michael est toujours enfermé dans le même asile, et Laurie la jeune baby-sitter qui a échappé au massacre du tueur au masque est devenue une femme âgée et paranoïaque malgré qu'elle ait tenté de vivre une vie de famille. Cependant 40 ans après son premier massacre, un bus de liaison contenant Michael a un accident et le tueur d’Halloween est relâché dans la nature, où il continuera de commettre ses meurtres.

 

Généralement le symptôme classique des slasher est que ni les suites ni les reboot n'arrivent à la cheville du premier et jusqu'ici Halloween n'échappait pas à la règle.

Si vous êtes curieux je vous invite à aller regarder sur des sites de critiques comme Rotten Tomatoes ou même regardez les films par vous-même si vous êtes courageux.

Que ce soit Freddy, Jason, Chucky et évidemment Michael Myers tous ces personnages ont eu le droit à de très nombreuses suites et reboot (généralement entre 5 et 10 suites avec au moins un reboot) et même si certaines sortent du lot ( le 5ème Freddy ou le dernier Chucky considéré comme meilleur que l'original ) la plupart restent mauvaises que ce soit au niveau de la technique comme au niveau du scénario. Et c'est quelque chose de dommage car comme le montre la chaîne d' Azz L'épouventail sur Youtube , toutes ces sagas ont en commun de construire une véritable mythologie autour de leurs personnages qui peuvent être passionnantes et qui donne presque envie de regarder les films en question juste pour en apprendre plus sur les personnalités et histoires de ces tueurs emblématiques du cinéma d'horreur.

 

Enfin bref, je m'égare et il est enfin temps de passer à la critique du film en elle-même.

Ce film contrairement à pas mal de slasher en général a une très bonne réalisation et pour un film d'horreur/épouvante c'est assez rare. Comme dit plus tôt, ce film est une suite mais il peut être également considéré comme un deuxième reboot de la saga. En effet celle-ci a connu un premier reboot en 2007 sous l'influence de Rob Zombie bon réalisateur qui hélas ne le prouvera pas avec ces deux films sur Hallowen. Mais comment un film peut-il être un reboot et une suite ? En fait, c'est plutôt simple ce film bien que ne comportant pas de signe d'être une suite dans le titre est bien la suite du Halloween originel ( La Nuit des Masques de 1978 ) mais qui annule le dernier reboot en liste ainsi que les 5 autres suites . Il y a d'ailleurs une assez drôle référence à cela dans le film . Dans Halloween 2 on apprenait que Myers était en fait le frère de Laurie qui avait été adopté par la famille Strodes et dans le remake de Rob Zombie, il avait tué toute sa famille exepté Laurie hors dans ce nouveau film on nous dit en parlant de Laurie « C'est pas elle dont le frère a tué des babysitters? » suivie de la réplique de Allyson Strodes « Non , on a inventé ça ». Bon maintenant que les petits détails sont réglés on va enfin (re)passer à la vraie critique.

 

Ce film est très bon et une grosse réussite en termes de slasher. Contrairement à la plupart de ses confrères, ce film possède une très bonne réalisation et un très bon scénario.

On va commencer par la réalisation car il y a un point que j'aimerais noter. Il y a dans ce film à la manière du premier Halloween plusieurs plans séquences assez long et très bien fait.

Centré sur Michael Myers, ces plans séquences sont tellement absorbants qu'on oublie même qu'il n'y a toujours pas eu un seul cut. Ces plans sont toujours aussi efficaces qu'à l'époque de la Nuit des Masques, particulièrement car on suit les agissements de celui qui pendant tout le film nous est présenté comme le mal absolu. Et à travers ces plans séquences, on voit le mal dans sa splendeur , il entre partout et trouve toujours un nouveau moyen de tuer et plus on avance dans l'histoire et dans les plans plus les moyens de tuer deviennent sauvage. Malgré le manque d'émotions dans le (non) visage de Michael à cause de son masque on sent que malgré son âge avancé Michael semble s'amuser avec ses victimes. Il y met une mise en scène tout comme le réalisateur travaille la mise en scène du film, Michael lui travaille celle de ses meurtres. En parlant des meurtres, ceux-ci respectent la tradition des slashers : ils ne sont ni trop gore mais ils sont quand même comme dit plus tôt assez créatif. Quant au « Body Count » on a un score très honorable de 15 morts (si je me souviens bien) pour notre vieil ami Myers plus une mort en bonus, on y reviendra plus tard.

Et au niveau de la photographie je trouve que bien que discrète elle est très appréciable tout comme la gestion des couleurs. Notamment dans une scène dans la maison de Laurie Strode où après qu'elle ait allumé toutes les lumières extérieures, toute sa maison est éclairée par les grosses lumières de l'extérieur ce qui donne une impression de jour dans la nuit que j'apprécie particulièrement, il y a aussi le magnifique plan de la « pire » zone de l’asile dans l’introduction du film visible dans le trailer, frôlant presque le surréalisme.

 

Maintenant, j'aimerais évoquer la thématique du mal dans le film. J'ai entendu dire pour certains que le scénario était léger cependant il amène des questions très intéressantes (et puis il ne faut pas se voiler la face, le scénario du premier Halloween ne volait pas plus haut que celui-ci au contraire) comme par exemple la question du mal et de sa transmission.

Je ne m’étendrais pas totalement dessus sinon je risque de spoiler et je pense qu'il est bien d'aller voir ce film en salle, cependant je trouve qu'il y a à plusieurs reprise cette thématique de la transmission du mal et de ce qu'un acte comme un meurtre implique en conséquence (ça on peut déjà le voir via les yeux de Laurie Strodes dans le film).

Et évidemment comme cette œuvre est un hommage et une continuité de l’œuvre de Carpenter, on retrouve sa volonté de faire de Michael Myers : « The Shape », une forme qui ne représente rien sinon que le mal absolu et la volonté de tuer. Cependant il est intéressant de voir que Michael Myers ne s'en prend pas à tous et comme dans tout bon slasher, les victimes ont souvent soit commis une faute soit sont adulte ( ce qui implique d'avoir faits des erreurs comme tout être humain ) et ne s'en prendra pas un nouveau-né qui hurle dans son landau.

 

Pour conclure, je vous conseille fortement d'aller voir ce film même si vous n'avez pas vu le premier car il peut clairement se voir seul (mais c'est quand même amusant de voir toutes les références cachés dans le film en hommage au premier ). Il est très bon, et même s'il n'est pas porté énormément sur l'horreur c'est toujours agréable de frissonner un peu.

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