34113011_2056600557935285_5538299837872603136_n

Bonjour et bienvenue à tous dans cette critique qui concernera non pas un film, mais une série et particulièrement connu depuis récemment, la série d’anthologie Black Mirror (aujourd’hui produite par Netflix, il est important de le préciser, avant elle appartenait à une chaine anglaise Channel 4 qui l’a annulée au bout de 3 saisons, surement lié a la critique assez violente de certains épisodes envers la télévision et les médias en général). D’abord une petite description et mon avis sur la série.

Black Mirror c’est une série d’anthologie, c’est-à-dire qu’aucun épisode ne se suit (malgré qu’on puisse voir des références aux autres épisodes nous laissant penser qu’il s’agit du même univers) dans ce cas-ci on peut même parler de moyen et long métrages (mais j’en reparlerai un peu plus loin). La série est principalement axé sur la science-fiction puisqu’elle a pour vocation de critiquer les médias, internet et autres nouvelles technologies qui pourraient se développer. Par exemple le premier épisode évoquera l’influence de l’opinion public dans les médias et décisions politiques (notamment l’opinion publique sur les réseaux sociaux), le second fait une critique ultra violente de la télé-réalité, la pub et la société entière reposant sur le travail ( j’ai dit principalement science-fiction car parfois c’est beaucoup plus compliqué, la série utilise par exemple la science-fiction mais évoque par exemple le travail précédemment mais aussi la disparition des abeilles dans l’épisode 6 de la saison 3). On retiendra aussi l’incroyable épisode 3 de la saison 3, qui parlais du trollling dans son cas de figure le plus extrême possible.

Evidemment la série est de qualité parce qu’elle sait de quoi elle parle, on ne se sent pas pris de haut, et jugé par une personne âgée disant, « c’était mieux avant », « les réseaux sociaux c’est le mal », « La nouvelles technologie vas nous détruire », c’est bien sur beaucoup plus mitigé et subtile, la série compte très peu d’épisode mais a déjà réussi a brassé pas mal de thème.

Enfin j’ai évoqué les long métrages et moyen-métrage c’est pour une bonne raison, j’adore cette série car elle brouille complétement la séparation, cinéma/série, bien sur que les série sont du cinéma, depuis les années 2000, on a aussi bien vu que les réalisateurs de films sont de plus nombreux a se tourner vers les série, en tant que réalisateurs ou producteurs, (Scorsese, Fincher, Del Toro, etc…), Chaque épisode de black Mirror est un moyen ou long métrage, qui a sa propre réalisation, sa propre photographie ou direction artistique, mais qui respecte toujours son matériau d’origine la science-fiction qui critique et avertit.( petite mention à blanc comme neige (l’épisode spécial de noël) qui est bien meilleur que beaucoup de films actuels de l’industrie cinématographique).

Mais du coup !!! Quel épisode ai-je choisi pour cette critique, la majorité des épisodes étant clair sur leurs propos et n’ayant pas grand-chose à dire dessus j’ai pris l’épisode qui a reçu beaucoup de mauvaises critiques, et surtout parce que cet épisode se démarque complément des autres, et illustre énormément ce coté cinéma dans le sens où il faut regarder cet épisode dans de très bonnes conditions, il est très court (40 minutes), il est en noir et blanc, il s’agit bien sûr de Metalhead( réalisé par David Slade et écrit par Charlie Brooker) .

Pour commencer, même si les deux œuvres n’ont rien en commun à part être en noir et blanc et se démarquer des autres, j’aimerai bien savoir si le titre « Metalhead » est une référence au midnight movies (films projetés aux séances de minuit aux USA dans les années 70) « Eraserhead » de David Lynch, il y avait une multitude de choix pour nommer cette épisode et la plupart des titres de Black Mirror sont assez bien imaginé et traduit mot à mot, aucun titres de la saison 4 n’est traduit, mais sont des noms propre pour la plupart(USS Callister, Arkange, Crocodile(un nom qu’on peut difficilement traduire)) j’ai vu certaines critiques traduire le titre et l’appeler Tète de métal…déjà c’est moche … et surtout, sur le Netflix version française le titre n’est absolument traduit donc voilà, je garde un petit espoir que le titre fait référence à Eraserhead.

Ensuite pourquoi cet épisode se démarque-il ? la couleur évidemment, c’est d’ailleurs ce qui m’a donner envie de voir l’épisode dans de bonnes condition, utiliser le noir et blanc alors qu’on a la couleurs depuis près de 80 ans, c’est évidemment un choix artistique, et dans une série comme black Mirror, difficile de dire que c’est pour de la simple pose, en même temps que l’absence de couleurs on a le genre qui se démarque, un post-apocalyptique, très sales, très poussiéreux, évidemment qu’on cite vite les référence post-apo comme, the road ou MAD max (Fury Road (2015) avait d’ailleurs sa version Black and Chrome). Ici il n’y a pas de version couleurs, et personnellement je n’arrive pas à m’imaginer cet épisode en couleur, et je le ressens comme quelque chose de figé, de mort, une sorte de monde complétement perdu qui aurait même perdu ses couleurs, la ou les épisodes de Black Mirror avertissent le public avec en faisant souffrir leurs personnages, ici les personnages souffrent peu, il se battent et meurent très vite, tout est voué à l’échec dans ce monde, c’est tout simplement la fin du règne humain les machines traquent les derniers qui veulent sortir. Malgré la belle petite cause très noble qu’on apprendra à la fin, cette quête a amené un échec et surtout la mort du groupe, la lutte contre la machine est terminée depuis longtemps dans et épisode d’où le coté noir et blanc.

Avant d’écrire cette critique je me suis demander si le noir et blanc pouvait être une quelconque censure, par rapport au sang, et aux deux cadavres décomposer, la série étant interdite au moins de 16 ans, et le sang et les cadavres étant peu visible à l’écran, j’ai abandonné cette idée pour celle d’au-dessus.

Ce qui fait le charme de l’épisode c’est l’ouverture qu’on peut lui faire, il ne dure que 40 min mais c’est surement le plus long des épisodes une fois qu’on y réfléchit, qu’on imagine ce que la terre a subit pour que des chiens robots en prennent le contrôle, l’humain aurait créer sa propre mort ? les chiens robots ont l’air programmé pour trouver des humains et les tuer ? peut-être que le monde entier n’est pas concerné et qu’il s’agit tout simplement d’une zone de guerre, si on s’intéresse au résumé de l’épisode , on ne voit même pas le coté post-apocalyptique, il parle juste de « trois pillards explorant un entrepôt, déclenchant un monstre impitoyable » grâce à des éléments dans l’épisode on sais qu’il n’y a pas qu’un chien donc visiblement la personne qui a fait le résumé a l’air aussi paumé que moi.

PARAGRAPHE SUIVANT SPOILER

Ensuite j’aimerai parler d’un détail dans la maison, le fameux miroir qui reflètes la femme ( je dis la femme car je crois qu’on ne connait pas son nom (j’en reparlerai juste après des noms), son reflet est complètement coupé et j’aime beaucoup ces plans fixe, on accentue beaucoup ce miroir, c’est pour moi une sorte de synecdoque, une mort symbolique a travers l’utilisation d’un objet, ici le miroir, son reflet lui tranche la tête et connaissant la fin ou elle se tranche la gorge c’est un beau détail.

FIN DE SPOILER

Et donc les noms , c’est simple, il n’y en a aucun(en tout cas de ceux du groupe), on est sur déshumanisation totale des personnage, au début de l’épisode ils se comparent d’ailleurs à des cochons, en disant « qu’il y en avait beaucoup avant et maintenant il n’y en a plus », en plus du fait de nous apprendre qu’il sont sur des terres qu’il connaissaient avant le cataclysme, on peut penser que cette discussion est une annonce, que les personnages subiront le même sort que les cochons et que peut-être toute la race humaines sont les cochons, les chiens ont l’air de détecter tout type de vie, on peut donc supposer qu’il tue aussi les animaux. Les seuls noms que l’ont a sont des les gens qui pour qui les pillards sont venu chercher l’objet notamment pour un enfant en train de mourir, « j’ai promis à ma sœur de le lui ramener si ca peut l’aider ses derniers jour », cette quête est donc déjà vouée à l’échec l’épisode à peine commencé.

Enfin toujours autour de la déshumanisation, le personnage principal s’adressera toujours au talkie-walkie avec les « c’est moi », « est-ce que quelqu’un m’entend » le seul nom entendu est Jack (le supposé enfant qui doit mourir) et Graham un parfait inconnu mais apparemment proche du personnage principal, en bref des gens qui ne répondent même pas.

Pour ce qui est de la musique il y en a très peu, la plus marquante étant à la fin avec de très beau plan d’ensembles et de grands ensembles en plongée parfois donnant une très belle image.

Pour conclure cet épisode joue sur la terreur le stress d’un course poursuite, certain ont assimilé le Metalhead à Terminator, pourquoi pas mais le seul point commun c’est que les deux sont des robot, Terminator devait exterminer une seule personne et faire gagner les machines dans le futur donc je suis d’accord pour apparenter les deux univers mais pas les personnages, car le Metalhead, lui tue bien tout ce qui bouge. On peut aussi faire un lien avec la série la quatrième dimension, un épisode aussi spécial y est vite apparenté, (série qui va apparemment redémarrer sous la réalisation de Jordan Peele (Get out et Us en 2019 qui a dévoilé son affiche).

33896740_2056600527935288_3587756580881301504_n